25.3.06

C'est fini

Retour vers l'aéroport
Embarquement
Arrivée à CDG T3 à 20h00

24.3.06

Vendredi Mira

Pour la deuxiéme nous ne partons pas vers Antalya mais vers le Sud.
Raki pour les 72 ans de Pierre au bord de la Méditerannée
Visite de Mira cirque romain et tombes troglodites
de la cathedrale St Nicolas
Repas
Petit marché turc

23.3.06

Le cuir

Nous nous réveillons à 7 h 00. Petit déjeuner habituel, puis départ de l'hôtel vers Antalya.
Nous empruntons le même itinéraire qu'hier avec les tunnels où nous nous taisons, nous arrivons chez "Ottimo" situé à coté du magasin d'hier vers 10 h00.
Arlette participe à un défilé de mode où nous voyons de belles créations portées par des beaux garçons et de belles filles. Nous passons dans la salle de vente qui est magnifique où des vendeurs agréables s'occupent de nous. Nous achetons une veste pour Arlette et un manteau en cuir pour moi à des prix très abordables.
Puis nous partons vers Pergé. A la descente du car nous découvrons le théâtre et le Stade. Le théâtre est en travaux et inaccessible. Ce théâtre gréco-romain fut construit au 2ème siècle, il comptait 15 000 places assises. Sur le mur de scène une série de reliefs représentant le dieu du fleuve Cestrus et la naissance prématurée de Dionysos, le dieu de théâtre et du vin ( le Bacchus romain ) sortant de le cuisse de son père, Zeus... L'orchestra avait été entouré par le parapet pour protéger les spectateurs. La cavea dépasse le demi-cercle.
Le stade est le plus grand d'Asie mineur; 235 m de long et 35 m de large. 12 000 personnes pouvaient y assister aux courses de chars. Les sections voûtées abritaient sans doute les boutiques. Nous y vidons une bouteille de Raki offerte par Adlem à notre santé assis sur les gradins.
Pergé aurait été fondée après la guerre de Troie par des colons grecs sur une hauteur près du fleuve Kestros ( actuelle Aksu çayi ), bordé de terres en pente douce, arables et fertiles. Pergé passa sous la domination Lydienne au 7ème siècles av. J.C. , puis Perse ( 546 av. J.C.). Quand Alexandre le Grand arriva en Pamphylie, au IV ème siècle, Les Pergéens se soumirent à lui sans combat. Pergé passa sous la domination Séleucides ( 223 - 187 av . J.C) et plus tard au royaume de Pergame. En 133 av. J.C. , les Romains s'emparèrent de Pergé. La ville se couvrit de beaux monuments et embellie sous la domination de Romains. Les Apôtres Paul et Barnabé, au cours de voyages apostoliques, y prêchèrent le christianisme. La ville gréco - romaine prospéra et fut le siège d'un évêché au début de la période byzantine ( 4ème siècle ). Pergé fut abandonnée, sans doute après les invasions arabes du VIIème siècle.
Nous mangeons puis nous revenons à Antalya pour y voir une belle chute d'eau qui se jette dans la mer.

22.3.06

Mercredi 22 Mars


Lever vers 8h00 petit déjeuner puis départ pour Antalya. Il fait beau.
Nous traversons Antalya et nous arrivons à coté de l'aéroport chez Dogus.
Le magasin est magnifique, il présente une collection de bijoux et tout ce qui touche à l'or pour tous les goûts.
Je suis tenté par une montre Tissot et Arlette parle à notre cicérone de la célèbre montre Cartier qu'elle a possédé il y a longtemps. Il lui en sort une, non siglée Cartier, mais ayant le même dessin. La discussion va être longue et acharnée mais nous repartirons avec une remise importante sur la montre et ma Tissot offerte; (dans deux mois Arlette fêtera son anniversaire) que voila un joli cadeau.
Nous revenons dans le centre d’Antalya où nous visitons le musée archéologique. Nous y admirons une collection importante de poteries du début de l’ère chrétienne, des statues plus vraies que la nature et des tombeaux magnifiques.
Nous déjeunons après 13h30 au Shah Caravenserail. Là aussi présence de nombreux buffets dans une grande salle avec une scène où un pianiste joue de la musique. Je me régale avec des aubergines frites excellentes.
Le car nous reconduit vers le centre de la ville où nous visitons le souk. Il y a de tout : des vétements, de l'électronique, des parfums, des cuirs, et en particulier des marchands d’épices les présentant sous forme de tableaux odorants et très colorés.
Nous faisons du tourisme dans la vieille ville.
Retour à Kemer et repas au Semena.
En sortant du restaurant un cireur de chaussure, payé bien entendu en €, fera des miracles sur les miennes.

21.3.06

Visite de la fabrique de tapis


Nous passons une bonne nuit dans l'Hôtel Richmond.
Cette fois ci nous nous levons à 7h00 pour partir à 8h30.
Le ciel est un peu couvert mais la température est agréable. Dans le hall de l'hôtel, les photos de la soirée d'hier sont affichées: elles sont bien et nous en achetons 4, pour la modique somme de 12 €.
Après le petit déjeuner, nous allons visiter la belle mosquée du village voisin.
Avant de pénétrer dans la mosquée, tout le monde enlève ses chaussures et les femmes doivent se couvrir la tête : Arlette se retrouve donc avec une jupe qui ne sent pas très bon en guise de foulard.
Adlem nous explique le fonctionnement du culte musulman. L'absence de représentation humaine et la convivialité qui existe autour de la mosquée qui sert de mairie et de lieu d'accueil pour les gens qui se déplace dans le pays.
En ressortant, nous prenons des photos de la fontaine d'eau chaude, très chargée en minéraux qui trône sur la place du village; puis nous quittons Pamukkale pour visiter une usine de tapis dans le village de Koçabas.
La visite est très intéressante : dans la première salle, des ouvrières jeunes et moins jeunes, assises très bas, tissent sur des métiers de conception ancienne des tapis avec des motifs géométriques ou floraux. Le directeur de l'usine qui parle un français impeccable, nous explique les différentes façons de fabriquer un tapis et nous montre les noeuds, la trame...
Après nous avoir expliquer le travail, nous passons dans une grande salle où toute une équipe d'hommes verts nous fait une présentation très dynamique des différents types de tapis produit localement ou dans les deux pays voisins : l'Afghanistan et l'Azerbaïdjan.
De nombreux amis de notre car se laissent tenter par l'achat d'un tapis. Ils seront même livrés en France à notre retour. Le directeur nous offre le thé ainsi qu'une sorte de pizza au fromage de chèvre excellente.
Nous reprenons la route et déjeunons à 13h30 dans un restaurant agréable où nous goûterons la spécialité locale : le yaourt au miel.
La route se déroule sans problème. Nous faisons la halte habituelle dans le routier à la mode turc pour qu'Ali reprenne des forces et la jeune fille qui nous sert, n'aura pas assez d'oranges pour satisfaire tous les clients de l'excellent jus proposé à 1 €.
Nous arrivons à l'hôtel vers 18h30 et nous réintégrons la chambre 308 où cette fois ci une boite de loukoum nous attend.
Nous descendons nous restaurer à 20h00 dans la salle habituelle qui nous offre toujours un grand choix de buffets.
Nous dormons vers 22h00.

20.3.06

Lundi à Pamukkale / Hiérapolis


Lever à 6h00 grace au service du réveil de l'hôtel. Préparation du sac pour la nuit que nous passerons à l'hôtel Richmond. Nous prenons le petit déjeuner habituel, puis à 7h00 nous partons pour Pamukkale.
Jusqu'à Antalya, la route longe la mer et traverse deux tunnels où Adlem nous explique qu'il est interdit de parler. Nous traversons Antalya et nous prenons une belle route vers Denizli.
Pour qu'Ali se repose, nous faisons une pause au bout de deux heures de trajet dans un bar, restaurant, boutique qui propose des jus d'orange frais à 1 € qui sont délicieux, ou des boisons chaudes : thé ou café turc qui ont l'air bon. La route monte au milieu d'un paysage désertique.
Malgré le développement de la ville de Denizli, la province reste semi industrialisée. Le secteur agricole reste encore très important : culture du coton, du tabac, des fruits et légumes, élevage. Le climat méditerranéen est propice à ce genre de cultures, l'exode rural est assez important surtout à destination de l'Europe et de l'Australie. C'est dans son patrimoine culturel actuel que la province de Denizli peut puiser le plus pour son développement : en effet la région, foyer de peuplement Yörüks, dispose d'importantes ressources culturelles appréciées des touristes locaux et étrangers : tissage de tapis (halı) traditionnels à Tavas, festivals de Güles, de folklore (danse égéenne appelée zeybek). Les habitants de Denizli sont connus pour leur hospitalité, leur attachement à leur spécificité culturelle (le patois de Denizli est très célèbre en Turquie) mais aussi leur volonté de modernisme exprimée par des secteurs industriels et culturels très dynamiques.
Nous arrivons au restaurant à 12h30. La salle est lumineuse et très grande, avec des buffets copieux et très variés. Les tables sont recouvertes de nappes en papier blanc et les chaises sont habillées.
Nous avons une belle vue sur le "Chateau de Coton" en turc : Pamukkale. Prenant naissance au sommet d'une falaise dominant la plaine, haute de près de 200 m, des sources chargées de calcite ont créé un paysage irréel fait de forêts minérales, de cascades pétrifiées et d'une succession de vasques en gradins.
Hiérapolis fut fondée par le roi de Pergame Eumène II, de la dynastie des Attalides, à la fin du 2ème siècle av. J.C., elle fut constamment embellie et développée par les Romains et les Byzantins qui lui reconnaissaient d'extraordinaires vertus thérapeutiques. Hiérapolis poursuivit son développement; la nouvelle doctrine chrétienne y trouva un terrain fertile grâce à la prédiction de l 'apôtre Philippe qui fut martyrisé ici en l'an 87.
Le théâtre fut construit sous Septime Sévère (193-211). L'un de plus beaux monuments de Hierapolis. Le cavea, qui s'appuie sur la colline, pouvait contenir 15 000 spectateur.
Il reste les vestiges d'une grande nécropole, de temples, d'églises et de nombreux thermes. La nécropole est l'une des plus vastes de toute la Turquie. Les tombes sont nombreuses, de toute époque et de tout genre; sarcophages, tumulus et véritables mausolées sont de la fin de l'hellénisme à l'époque byzantine. Pendant la visite nous avons perdu le car en nous promenons dans les ruines de la cathédrale; ce qui a bien inquiété Adlem. Nous quittons Hiérapolis vers 18h00 et nous arrivons rapidement à l'hotel Richmond situé à Karahayit. Certains vont profiter des piscines, des bains turcs alimentés par les eaux chaudes de cette station thermale.

Le repas du soir pris à 20h00 est, comme d'habitude, sous forme de buffet, dans une très grande salle bruyante. Une femme fait des crèpes parfumées aux herbes dans un coin de la salle: elles sont excellentes.

Sur les conseils d'Adlem nous nous rendons au bar de l'hôtel : "Green House" où en consommant de l'alcool, nous verrons l'attraction du soir : la danse du ventre. La plus belle jeune femme est moins experte que sa tante mais elles nous font un bon spectacle. Après leur démonstration, elles viennent chercher des spectateurs dans l'assistance. Elles leur demandent de lever les bras et elles leur enlèvent le haut. Puis un par un elles les initient à la danse du ventre, le résultat fait rire toute la salle. Après ce sera au tour des dames de faire un tour de piste et certaines se débrouilleront très bien et l'age ne fait rien au résultat.

Nous nous couchons vers 23 heures les yeux pleins de belles images.

19.3.06

Dimanche 19 Mars


Le réveil sonne à 8h00 après seulement quatre heures de sommeil. Le soleil brille. La température est très agréable autour de 22°.
Nous utilisons la belle salle de bain de la chambre 308. Puis nous descendons à 9h00 prendre le petit déjeuner au restaurant où nous avons dîné tôt ce matin. Il est présenté sous forme de buffets avec un choix important.
A 10h30, nous gagnons le salon "Lytia" pour écouter un guide nous présenter notre séjour en Turquie. Nous ne ferons pas de bateau à Manavgat, car pour le moment le climat ne le permet pas. L'ordre des visites est celui prévu sur la brochure de FL.
Nous achetons pour 280 € à Adlem les repas de midi et les entrées aux sites dont la visite est prévue.
Nous montons dans le bus 3 et nous allons vers Phaselis. Adlem nous raconte l'histoire de la Turquie de façon vivante et nous sentons qu'il met tout son coeur pour nous convaincre que son pays est magnifique avec des habitants accueillants et sympathiques.
Nous nous arrêtons dans une pisciculture, où sur une terrasse couverte de grandes tables en longueur sont installées. Elles dominent les bassins; nous dégustons, après une entrée de crudités, une truite cuite au feu de bois sur un plat en terre accompagnée de pomme de terre. Après un dessert salade de fruit, nous finissons pour certains, le repas en buvant du Raki.
La digestion se fait vite dans le car en direction de Phaselis. Les ruines sont situées entre les ports du sud-ouest et du nord-est. C'était un port important sur la route Grèce-Syrie-Palestine. Les Phéniciens, qui avaient exploité les capacités commerciales de la région avant l'arrivée des Rhodiens, avaient construit de trois ports situés au nord, au nord-est et au sud-ouest de la ville. Un quai sera construit entre les deux îlots, près du port du nord pour le protéger. Une partie de l'aqueduc romain s'étend jusqu'à un marécage.
Un théâtre occupe la pente nord-ouest de l'Acropole. Nous y accédons par un escalier moderne. Il possédait trois grandes portes en bois de trois mètres de hauteur. Le bâtiment de scène avait quatre petites portes qui donnaient sur la scène. Elles permettaient notamment d'introduire les animaux sauvages lorsque ces derniers se produisaient. Le théâtre de Phaselis, par ses gradins et ses décorations architecturales, ressemble à celui de Myra.
La voie principale débutait au port nord-est et se terminait par une porte construite en l'honneur de l'Empereur romain Hadrien lors de sa visite à Phaselis, à proximité du port du sud-ouest. Cette voie mesurait 10 mètres de largeur et 270 mètres de longueur. Une canalisation s'écoulait en son centre sur toute la longueur. D'un côté de cette voie, la plus importante construction de la ville, se trouvait le théâtre et de l'autre côté, des agoras construites à des époques différentes. La ville dispose de trois places qui formaient le centre de la ville : l'agora commerciale, l'agora de Domitien et celle d'une époque plus tardive. Elles sont évoquées sur une inscription dédiée à Hadrien.
Les grecs immortaliseront les richesses de la région, comme l'olivier, le laurier, le persil sauvage, le chant des cigales et le murmure de l'eau qui s'écoule. "Le parfum des roses de Phaselis" est encore produit en Anatolie de nos jours, mais il ne reste aucune trace de la crème de beauté, extrait du lys. Nous pouvons évoquer aussi un style de chevelure appelé Sisoé (Siso). Dans l'antiquité des voiliers légers et rapides auxquels on donnait le nom de "phaseli", naviguaient le long de ces côtes. Nous ne disposons que de peu d'informations sur Phaselis, l'une des plus importantes cités de la région. La légende, racontée par Adlem, dit que Lacios et son groupe, arrivés dans la région, auraient rencontré un berger nommé Cylabras et lui aurait demandé d'acheter ses terres afin d'établir leur nouvelle cité. Ils lui proposeront en échange des céréales ou du poisson fumé. Lacios choisira ce dernier. L'offrande du poisson fumé aux dieux deviendra une tradition dans la région. L'expression "sacrifice de Phaselis" qualifie aujourd'hui les petites offrandes. Avant l'arrivée des Rhodiens, les commerçants Phéniciens avaient exercé leurs talents dans la région. Phaselis sera soumise à la domination des Perses qui envahiront l'Anatolie, au milieu du VIème siècle avant Jésus-Christ . La victoire des Grecs contre les Perses à Marathon, Salamis et Plataea ne libèrera pas Phaselis de ses ennemis. La cité sera libérée par Cimon d'Athènes qui chassera les Perses de Lycie en 469 avant Jésus-Christ. Phaselis résistera au général grec avant de s'allier à lui contre les Perses lui verser un tribut compris entre 3 et 6 talents. Cette somme prouve que la ville était riche et prospère car, à cette époque, la grande Ephèse payait également 6 talents.
Phaselis était un port de qualité qui permettait l'exportation des bois issus de la forêt de l'arrière-pays. Le commerce concernait aussi la vente de roses pour la fabrication du parfum. Alexandre le Grand, qui arrivera à Phaselis au début de l'année 333 avant Jésus-Christ, sera accueilli en libérateur. Ses soldats attaqueront la cité rivale de Termessos à la demande des habitants de Phaselis. Le général grec se dirigera ensuite vers Pergé à travers les montagnes et en longeant la côte soumises aux tempêtes. Aucune route n'existait alors. Alexandre, qui fera passer une partie de son armée par le nord, accompagnera la seconde partie le long de la côte. Antigone, l'un des généraux d'Alexandre, défendra avec succès les villes de Lycie dans lesquelles il avait maintenu des garnisons. Ptolémée Ier assiégera toutes les villes de la région en 309 avant Jésus-Christ, y compris Xanthos, capitale de la Lycie. Phaselis passera sous la domination des Lagides jusqu'en 197 avant Jésus-Christ, puis sous celle des Séleucides après qu'Antiochos III l'ait intégrée à son empire. La bataille de Magnésie du Sipyle, en 190 avant Jésus-Christ, la fera passer sous la domination de Rhodes. Libérée de cette tutelle, elle rejoindra la Confédération Lycienne vers 150 avant Jésus-Christ avant d'être conquise par les pirates ciliciens et d'être rattachée à l'empire romain après la défaite de ces derniers face au commandant romain Manlius Servilius. La cité sera entourée, à l'époque byzantine, d'imposantes murailles. Phaselis passera sous la domination ottomane en 1158, avant de sombrer dans l'oubli au bénéfice des villes portuaires d'Antalya et Alanya.
Au retour, nous nous promenons dans Tekirova où nous visitons la reconstitution d'un village de nomades vivant sous la tente. Puis nous faisons la queue à un distributeur de billets qui donne des € et des $ en plus des YTL.
Repas habituel sous forme de buffet très varié au Simena. Le coucher est tôt car demain matin, le départ est prévu à 7h00 pour Pamukkale où nous coucherons. Le petit cadeau de FL est ce soir une boite de Loukoum.